Du vert tendre de l'amazonite au vert profond de la malachite, les pierres vertes couvrent une palette immense. Ce n'est pas un hasard : le vert ne vient pas du même élément d'une pierre à l'autre. Le cuivre colore la malachite, le chrome l'émeraude, le fer le péridot, le nickel la chrysoprase, et de minuscules paillettes de fuchsite donnent son scintillement à l'aventurine.
Pour s'y retrouver, on peut distinguer trois familles. Les verts pailletés ou veinés, faciles à porter : aventurine, agate mousse, unakite. Les verts intenses et graphiques : malachite et ses bandes concentriques, jade, émeraude. Les verts doux et laiteux : amazonite, chrysoprase, préhnite, qui tirent parfois vers le turquoise ou le jaune.
En lithothérapie, les pierres vertes sont traditionnellement associées au chakra du cœur, à l'équilibre et au renouveau. L'aventurine a gardé sa réputation de pierre de la chance, et le jade celle de pierre d'harmonie dans la tradition chinoise.
Le vert est aussi la couleur la plus imitée. Le « jade » bon marché est souvent une serpentine, un quartzite teint ou du verre. L'« onyx vert » est en général une calcite. La moldavite, très recherchée, est massivement contrefaite en verre moulé. Une pierre verte trop régulière et trop éclatante pour son prix mérite toujours une question au vendeur.
Chaque pierre a enfin ses fragilités. La malachite est tendre et craint les acides, parfum compris. La chrysoprase pâlit si on la laisse longtemps au soleil. L'amazonite peut se fendre le long de ses plans de clivage en cas de choc. L'aventurine et le jade, eux, se portent sans souci.