Le bleu n'est pas une seule couleur en minéralogie, c'est une famille entière. Le bleu nuit pailleté d'or du lapis-lazuli, le bleu ciel transparent de l'aigue-marine, le bleu lagon veiné de blanc du larimar ou le bleu profond de la sodalite ne viennent ni des mêmes roches, ni des mêmes pays. Les regarder côte à côte, c'est la meilleure façon de trouver la nuance qui vous parle.
Trois familles se dessinent. Les bleus profonds et opaques : lapis-lazuli d'Afghanistan, sodalite, azurite. Les bleus clairs et lumineux : aigue-marine, angélite, calcédoine bleue, larimar de République dominicaine, unique gisement au monde. Les bleus tirant sur le vert : turquoise, chrysocolle, apatite. Chaque famille se porte différemment, et c'est souvent la nuance qui décide avant la pierre.
En lithothérapie, les pierres bleues sont traditionnellement associées au calme, à l'expression et au chakra de la gorge. On les choisit volontiers dans les périodes où l'on a besoin de poser les mots justes ou de retrouver un peu de sérénité.
Un conseil de gemmologue avant d'acheter : beaucoup de « pierres bleues » vendues en ligne n'en sont pas. La « pierre de sable bleue » est un verre pailleté fabriqué en usine, la howlite et l'agate sont souvent teintées en bleu, le « jade bleu » est généralement un quartzite coloré.
Pour l'entretien, retenez une règle simple : plus la pierre est tendre, plus elle demande de douceur. La turquoise, le larimar et le lapis-lazuli se nettoient à l'eau claire et se gardent loin des parfums et des savons. L'aigue-marine et la calcédoine, plus dures, supportent sans souci le port de tous les jours.